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Méditation de l'Évangile du 19 novembre (Luc 19, 41-44).

En ce temps-là, lorsque Jésus fut près de Jérusalem,voyant la ville, il pleura sur elle, en disant :

    « Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix !

Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux.  Oui, viendront pour toi des jours où tes ennemis construiront des ouvrages de siège contre toi,

t’encercleront et te presseront de tous côtés ;  ils t’anéantiront, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre,parce que tu n’as pas reconnu le moment où Dieu te visitait. »

Ce passage de l'Evangile ce situe 10 chapitres (Cf Luc 9, 51) après que « Jésus prenne avec courage la route de Jérusalem » ; là où il va vivre la passion, la mort et la résurrection. Nous avons déjà basculé dans ce que les exégètes (traducteurs de la bible) nomme un « axe théologique » ; à Jérusalem Jésus va donner librement sa vie pour la multitude, selon la volonté de notre Père.

Nous voyons dans ce passage cette humanité de Jésus qui pleure sur Jérusalem :

« Si toi aussi en ce jour tu avais reconnu ce qui donne la paix ! »

Comment interprété ces pleurs de Jésus ?

Ce Christ tout puissant en amour et miséricorde nous aime jusqu'au bout (prière eucharistique n 4), laissant le libre de choix de pouvoir on non l'accueillir dans nos vies ! Voilà l'amour sans condition, manifesté dans la chair venant donner sa vie en « rançon pour la multitude ».

Ces pleurs de Jésus sont ceux de Celui qui vient donner sa vie sans jamais s'imposer, ni confondre la mission reçue de son Père avec de la propagande, constatant aussi que le refus d'être reçu est dans l'histoire du Salut ; car nous sommes crées libres à l'image de Dieu ; une liberté d'accepter ou de refuser ce visiteur inattendu, déroutant, dérangeant. Il est allé logé chez un homme pécheur disait la foule avant hier avec Zachée, et demain sur les routes de notre diocèse de Marseille. Mais nous sommes tous pécheurs, fils d'Abra deham, et le Salut est aujourd'hui arrivé dans nos maisons.

Ce passage de l'Evangile arrive juste après l'entrée de Jésus à Jérusalem ; Jésus est monté sur un petit âne, signe de paix ; et les foules aux Rameaux crient : « Béni soit Celui qui vient au non du Seigneur » ; alors lorsqu'on vient dire à Jésus de faire taire la foule, il répond : « Je vous le dis s'ils se taisent même les Pierre crieront ». L'apôtre Paul le dira en témoin du Christ à sa manière lorsqu'il écrira de sa prison de Rome dans la 2ième lettre à Timothée 2, « C'est pour lui que je souffre, jusqu'à être enchaîné comme un malfaiteur, mais on n'enchaîne pas la Parole de Dieu ! »

Reconnaître le moment ou Dieu, hier, aujourd'hui et demain, visite son peuple.

Dieu en Jésus Christ n'abandonne jamais ses amis ; et certainement pas dans les temps que nous traversons.

Seigneur, fais de nous aujourd'hui et demain des artisans de paix et de justice, dociles à ta Parole et ardents à faire le bien.

(P. Thierry Alfano)

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