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Homélie du dimanche 28 Juin, par le P. Thierry ALFANO

Un jour, un docteur de la Loi posa à Jésus la question suivante pour le mettre à l'épreuve, un peu plus loin dans le même Evangile de Matthieu : 22,34-40

« Maître dans la Loi, quel est le plus grand des commandements? » ; et Jésus lui fit cette réponse:  « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le 1ier commandement. Et voici le second qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu'il y a (dans l'Ecriture) dans la Loi et les prophètes dépend de ces 2 commandements. »

Si aimer Dieu est lié à l'amour du prochain, comme Jésus nous le montre dans les écritures, ou dans les témoignages que vous donnez à l'occasion de vos professions de Foi, ou de la communion de Pauline aujourd'hui, alors nous ne serons plus questionnés voir choqués, du passage de l'Evangile de Matthieu que nous venons d'écouter : Jésus s'adressant aux apôtres : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi. »  

« Qui vous accueille m'accueille ; et qui m'accueille accueille Celui qui m'a envoyé.

Et celui qui donnera a boire, même un simple verre d'eau fraîche à l'un de ces petits en sa qualité de disciples, amen, je vous le dis : non il ne perdra pas sa récompense. »

Je vous propose donc de nous arrêter sur 3 lettres

A A D (ce n'est pas l'association d'adoption des dauphins).

A: comme AIMER / A comme ACCUEILLIR / D comme DISCIPLE


A comme Aimer : Si aimer Dieu et le prochain sont 2 commandements en 1, alors

nous comprenons mieux pourquoi Jésus dit : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi. » En reconnaissant d'abord dans nos vies les « merveilles de Dieu », alors nos relations humaines, familiales amicales seront sans cesse ajustées à chercher à connaître, afin de mettre en pratique la volonté de Dieu.

C'est ce que nous disons et dirons tout à l'heure encore dans dans la prière du Notre Père, Seigneur que ta volonté soit faite. Impro sur la volonté de Dieu : Tenir les uns aux autres, sans nous tenir les uns les autres....

Dieu en Jésus Christ ne nous tient pas, mais il tient à nous. Aimer comme cela est écrit dans une des professions de foi: « C'est ce qu'a fait Jésus hier et aujourd'hui : Nous aimer tel que nous sommes ; en prenant soin des malades sans les juger ; il nous donne de la gaîté de cœur quand nous voulons pleurer. Aimer ou se laisser « conduire par l'Esprit St », qui me raisonne et m'aide à me remettre en question. » Aimer est aussi une invitation à nous « mettre à l'écoute de la parole de Dieu », régulièrement : Impro : conseils sur la mise en forme de la pratique (application Tel) de la parole de Dieu...prière seul et avec d'autres. Tous les soirs à 20h30 il y a un temps de prière sur RCF....

Enfin, aimer, se laisser aimer, reste sans cesse à vivre dans nos journées. Prenez les rdv qui vous font grandir, dans le domaine de la justice, de la vérité, du service du bien commun ; dans une aumônerie, un mouvement de jeunes, une association.

Certains jeunes proposent de leur temps pour un soutien scolaire à l'association Valdocco sur la paroisse Ste Rose de Lima (en partenariat avec Sévigné et la paroisse) ; le Dimanche soir, une fois par mois à 18h sur Ste Rose de Lima, une messe animée par des jeunes est proposée ; la prochaine est demain soir (bon attention aux excès) ; ce ne sont que quelques pistes ; mais vivez, nourrissez votre foi avec d'autres. Prenez soin de votre intériorité, de votre vie spirituelle.


Maintenant la lettre A comme accueillir : Nous poursuivons avec le passage de l'Evangile de Mt que nous venons d'écouter : « Qui vous accueille m'accueille, et qui m'accueille, accueil celui qui m'a envoyé.....Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d'eau fraîche, à l'un de ses petits en sa qualité de disciple, amen je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »

Dans la vie humaine et donc spirituelle, Jésus est en train de nous dire que les choses essentielles ne sont pas spectaculaires. Dans la tradition biblique, les 73 livres de la bible, la dimension de l'hospitalité est fondamentale. Je vous invite d'ailleurs à être curieux en cherchant quelles sont les racines du nom Hôpital.

Impro sur la notion de « prendre soin ».....

Peut-être vous rappelez-vous, dans la 1ière lecture du livre des Rois, ce qu'il s'est passé lorsque le prophète Elisée est accueillit par ce couple, qui n'a pas d'enfants ; et devient fécond ; comme si l'accueil de l'autre fragilisé, mal vu, a toujours eu dans le cœur de Dieu une dimension essentielle. Dieu regarde le cœur avant de s'arrêter aux apparences, et nous invite sans cesse, à faire de même. L'autre dans sa différence, est une « terre sacrée ». Ce couple qui pratique l'hospitalité envers le prophète Elisée et son serviteur, rappelle un des essentiels de la vie en société. Si nous regardons ce que nous avons reçus lorsque nous nous rendons disponibles pour une écoute un partage ; une spontanéité (cela va de soi) à faire le ménage dans sa chambre ou pour débarrasser la table, aller vider les poubelles au tri sélectif. En nous laissant déranger parfois dans notre « ronronnement », dans le style : opération canapé peut-être avec un écran sous les yeux, qui commence à perturber notre cerveau et notre relation au prochain par un subtile isolement ; nous percevons ensuite que ce que nous avons fait pour le bien de l'autre, loin de nous rendre malheureux, cela nous a procuré une certaine « paix intérieure ». En pratiquant l'accueil, à la manière de Jésus dans les évangiles, qui ne fait pas de différence entre les personnes, nous professons notre foi en actes de justice et de vérité. L'un d'entre vous le dit dans sa profession de foi : « Je crois en l'Esprit Saint, c'est lui qui pousse les gens à faire de bonnes actions. C'est le signe de l'hospitalité pour moi. »

Ou encore dans un autre témoignage: « Je crois en l'Esprit St qui me donne la force de pardonner, de comprendre et d'accepter l'autre. »

Le philosophe Emmanuel Lévinas en parlant de la rencontre de l'autre : l'altérité ;

écrit dans sa réflexion sur le thème du visage : « Je ne dis pas que l'autre est Dieu, mais que dans son visage, j'entends la Parole de Dieu. »


La dernière lettre donc c'est la lettre D, non pas comme « Dauphin », mais disciple: Le disciple même s'il est une bonne nageuse ou 1 bon nageur, ne sera jamais un dauphin.


Pour rappel, le terme disciple vient du Grec APPOSTELLO, càd envoyé. Nous sommes tous disciples du Christ. A l'origine c'était un nom donné à celles et ceux qui suivaient Jésus et recevaient un enseignement ; après la mort de Jésus et sa résurrection, on appela ainsi les 1iers chrétiens.

La dernière phrase de l'Evangile de ce Dimanche parle du disciple : « Et celui qui donnera à boire, même un seul verre d'eau fraîche, à l'un de ses petits en sa qualité de disciple, amen je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »

Chers jeunes, chers familles, ce que nous faisons pour le bien de l'autre, au nom de notre humanité de foi construit une société, une Eglise plus juste, c'est à dire orientée concrètement sur la demande du Notre Père : « Seigneur que ta volonté soit faite. » Et le bien que nous faisons nous permet déjà d'accueillir le Christ, le prince de la paix, qui vient guérir nos blessures.

Dans vos diverses professions de foi se trouvent le fameux Kerygme (Grec kerygma) ; c'était la proclamation du crieur public) ; ce terme a ensuite été utilisé dans l'annonce faite aux incroyants par les 1iers chrétiens, du contenu essentiel de leur foi en Jésus Christ. Les textes de la prédication des apôtres tels que nous les rapportent les actes des apôtres ont un commun 4 affirmations essentielles :

Jésus a été condamné et mis à mort / Dieu l'a ressuscité / Nous en sommes témoins / C'est en lui que se trouve le salut des hommes : convertissez-vous.


Nous formons un même corps, nous qui avons part au même pain, et Jésus Christ est la tête de ce corps, Eglise du Seigneur. Amen

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